Mi-février, le Printemps des artistes a de nouveau attiré de nombreux spectateurs et amateurs d’art. Parmi les 160 peintres, sculpteurs et photographes qui exposaient, trois d’entre eux ont reçu un prix spécial du public. Trois artistes courbevoisiens aux univers très différents. Portraits croisés.
Jean-Claude Beaumesnil

Son tableau Marin de retour de pêche a fait l’unanimité. En jouant sur les couleurs, les contrastes et la géométrie, Jean-Claude Beaumesnil a livré « un portrait qui a de la gueule ! », comme il les aime. « Je suis très sensible à la mer et à cet univers très rude des marins », poursuit l’artiste, à qui il a fallu un mois pour réaliser ce tableau à l’acrylique. Depuis sa retraite, il y a dix-huit ans, Jean-Claude s’adonne complètement à cette passion. Formé notamment au centre culturel Haussmann de Courbevoie, il a rejoint l’association La Fabrique des arts. Jean-Claude n’en est pas à son premier prix, mais celui-ci a une saveur particulière pour ce Béconnais de toujours.
Cezar Lungu

Vous avez peut-être déjà vu ses créations car Cezar Lungu participe depuis longtemps au Printemps des artistes.
Ce Courbevoisien d’origine roumaine, membre de l’association Rivages culturels, a aussi exposé l’an dernier, à l’occasion de la Journée des droits des femmes, une série de portraits d’icônes féministes réinterprétées. Son tableau Amy, qui a remporté le prix du public cette année, s’inscrit dans ce projet. Son travail mêle des techniques mixtes, de l’acrylique, de la pâte à relief, de la dorure, donnant un aspect pop et street art à ces œuvres grand format. « J’étais très surpris et ému de recevoir ce prix, merci à tous ! »
Stéphane Leselbaum

« Ce prix a été une énorme surprise et une très grande satisfaction », confie Stéphane Leselbaum, Courbevoisien depuis longtemps et membre du Photoclub garennois depuis dix ans. Sa photo des promeneurs sur une plage de Cabourg, pleine de poésie et de douceur, ne laisse pas indifférent. « Je fais de la photo depuis une quinzaine d’années. J’ai pris beaucoup de photos animalières au début, c’était très technique mais ça manquait d’émotions. Je préfère saisir des silhouettes, des ombres au sol, des traces… Des fragments de vie qui n’attendent pas d’être vus, mais qui existent, discrètement, avant de disparaître. » Vous pouvez découvrir son travail sur son site internet : stephaneleselbaum.com
Crédit photos : Yann Rossignol