Reconverti dans le domaine du sport après une carrière dans le prêt-à porter de luxe, Fabrice Dufrancatel veille chaque jour à la qualité de la glace de la patinoire Thierry-Monnier, à Charras. Entre passages de la surfaceuse, accueil du public et entretien du matériel, il assure, avec ses collègues, le bon fonctionnement de cet équipement municipal ouvert tous les jours, sauf l’été.

Arrivé il y a un an à Courbevoie, Fabrice Dufrancatel a choisi de donner un nouveau cap à sa carrière. Ce sportif passionné, adepte de street hockey, de natation et de football, a rejoint l’équipe de la patinoire et de la piscine, un service où la plupart des agents municipaux sont polyvalents.

Contrôler la glace

Sa mission principale : s’assurer de la qualité de la glace de la patinoire, en tant que surfaceur glacier. Pour garantir une piste parfaitement lisse, il conduit une surfaceuse, un engin imposant qui rabote la surface avec une lame, avant d’y déposer une fine couche d’eau destinée à combler les trous et les rayures laissés par les patineurs. L’opération est répétée sept à huit fois par jour, à raison d’une vingtaine de minutes par passage.
Chaque matin, son travail débute par un contrôle minutieux de la glace. « Il y a onze points de mesure, où on perce la glace pour en connaître l’épaisseur et ajuster les besoins en eau, afin d’obtenir une couche parfaite, comprise entre 3,5 et 4 centimètres », détaille Fabrice. Le soir, la glace est arrosée un peu plus pour assurer une « bonne glisse » le lendemain.
Six agents se relaient pour passer la machine sur cette piste olympique qui mesure 56 mètres de long et 26 mètres de large : une première équipe commence la journée à 6h30, tandis que la seconde termine parfois après minuit, après les derniers entraînements. Et ce, quasiment toute l’année puisque la patinoire est toujours ouverte, sauf en juillet et août, lorsque la piste est entièrement déglacée.

Des besoins particuliers pour les sportifs

Le travail de Fabrice et de ses collègues s’adapte aux différents usages de la patinoire, entre les pratiquants de loisir et les adhérents des clubs sportifs, plus exigeants. Les patineurs artistiques ont besoin d’une surface impeccable pour visualiser les tracés de leurs figures, tandis que les hockeyeurs préfèrent moins d’eau sur la piste pour que le palet ne soit pas ralenti. « Pour un match de D2 [le championnat de division 2, des joueurs aguerris donc, NDLR], il faut même prévoir de passer pendant la rencontre, car quand ils jouent, la glace est vraiment abîmée », précise Fabrice.
Au-delà de cette mission spécialisée, ce dernier participe également à l’accueil du public, à la location et à l’affûtage des quelque six cents paires de patins. Avec l’hiver qui arrive, l’activité à la patinoire ne va pas manquer !

Crédit photos : Yann Rossignol

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