Depuis plusieurs années, Courbevoie figure dans le peloton de tête du palmarès* des villes de plus de 50 000 habitants les plus sûres de France. Le résultat d’une politique de sécurité publique sans concession à l’égard des incivilités et de la délinquance, alliant prévention et répression. Partons à la découverte de ses acteurs du quotidien.

* Publié par le magazine Valeurs actuelles.

SES MISSIONS 

Placée sous l’autorité du maire, dont elle applique les arrêtés de police, la police municipale, opérationnelle 7 jours/7 et 24 heures/24, assure la protection des biens et des personnes et veille au bon ordre, à la sécurité et à la tranquillité publiques sur le territoire communal. Réactive et souvent primo-intervenante, elle est notamment compétente en matière d’incivilités, de tapages, de rixes, de violences familiales, d’infractions au code de la route, de stationnement gênant, de dépôts sauvages, de chiens dangereux et de flagrants délits. Au contact de la population, elle est également mobilisée dans le cadre de la surveillance de la voie publique, des abords d’établissements scolaires, des marchés, des lieux de culte et des manifestations, l’assistance aux personnes et la mise en oeuvre de dispositifs tels que l’opération tranquillité vacances (OTV). Elle peut être réquisitionnée par la police nationale ou faire appel à un officier de police judiciaire (OPJ), le cas échéant. 

SA COMPOSITION 

La police municipale de Courbevoie emploie une cinquantaine de policiers, répartis en cinq brigades (brigade de jour, brigade de proximité et d’îlotage, brigade de soirée, brigade de nuit et brigade fourrière), encadrées par un responsable de police municipale et un bureau opérationnel. La direction de la sûreté publique comprend aussi quatre ASVP (agents de surveillance de la voie publique) et vingt ASPJ (agents de surveillance des parcs et jardins), qui contribuent grandement à la quiétude de l’espace public. 

SES ÉQUIPEMENTS 

Le poste de police, rénové et agrandi en 2021, dispose de locaux spacieux, d’un centre du supervision urbain et d’un parc de véhicules : voitures, motos, VTT, poste de police mobile. Les policiers municipaux sont dotés d’armes de différentes catégories, d’équipements de protection, de radios et de caméras individuelles. Sonomètre, radars, dispositifs d’interception des véhicules automobiles, tests d’alcoolémie et de consommation de produits stupéfiants complètent ce matériel.  

SES RELATIONS AVEC LA POLICE NATIONALE 

Les deux forces de sécurité, qui coopèrent en bonne intelligence, organisent régulièrement des opérations conjointes dans la commune. Ainsi, sur réquisition d’un OPJ, quatre contrôles routiers sont menés chaque semaine, de jour comme de nuit, en vertu des signalements et constats effectués. À cet égard, une attention particulière est portée aux engins de déplacement personnel motorisés (EDPM : trottinettes, gyropodes, etc.), visés par l’arrêté 2026-2-146 du préfet des Hauts-de-Seine du 27 juillet 2026 et l’arrêté 2026-00969 de la préfecture de police du 7 août 2026 (port du casque et du gilet réfléchissant obligatoires). Par ailleurs, des contrôles conjoints sont programmés deux à trois fois par mois, par exemple en matière de lutte contre les stupéfiants. 

Depuis la création du classement des villes les plus sûres de France, Courbevoie n’a jamais quitté le top 10. Cette année, nous gagnons deux places et sommes classés en 4e position du palmarès. Je me réjouis de ce résultat pour notre commune et surtout pour les Courbevoisiens. La sécurité est une condition essentielle de la liberté, et c’est pour cette raison que nous avons toujours mené une politique ambitieuse et volontariste dans ce domaine.

Jacques Kossowski, maire de Courbevoie

La police municipale en chiffres

4 666 réquisitions

8 078 mains courantes

+13 000 ponts école

361 points fixes de sécurisation

227 cas d'assistance à la personne

53 manifestations encadrées

13 451 infractions de stationnement

1 955 infractions au code de la route

1 298 mises en fourrière

1 693 tapages

362 rapports d'interpellation

(données de l'année 2025)

LE CSU, L’ATOUT SÉCURITÉ DE COURBEVOIE

 Situé au sein du poste de police municipale, le centre de supervision urbain (CSU) repose sur un réseau de 142 caméras fixes et cinq caméras nomades, en extension constante après autorisation préfectorale. En lien permanent avec les brigades de terrain, dix opérateurs veillent, 24 h/24, à la surveillance générale de l’espace public, au repérage des flagrants délits et à l’identification des auteurs d’infraction sur réquisition judiciaire (consultation/extraction d’images). La réactivité du service permet aux forces de sécurité de réaliser de nombreuses interpellations (dégradations de biens publics, cambriolages, agressions, trafic de stupéfiants, dépôts sauvages, etc.). 

LE POSTE DE POLICE MOBILE, LA CARTE DE LA PROXIMITÉ

Depuis juin 2025, le poste de police mobile vient à la rencontre du public dans tous les quartiers de la ville (marchés, sites fréquentés, manifestations publiques). Les habitants sont invités à poser leurs questions aux policiers, mais aussi à leur signaler les problèmes de sécurité et atteintes au cadre de vie qu’ils constatent. Les agents dispensent aussi des conseils en matière de prévention des cambriolages, de la cyberdélinquance, etc. Aménagé et informatisé, le véhicule est susceptible d’enregistrer un dépôt de main courante ou une inscription à l’opération tranquillité vacances. Cette présence visible contribue à rassurer la population, à faciliter ses démarches, à réduire les incivilités et à instaurer un lien de confiance entre la police municipale et les Courbevoisiens. 

DES ÉVOLUTIONS LÉGISLATIVES

Le projet de loi relatif à l’extension des prérogatives, des moyens, de l’organisation et du contrôle des polices municipales et des gardes champêtres, adopté en première lecture par le Sénat le 10 février 2026, vise à améliorer le « continuum de sécurité » en élargissant les compétences des policiers municipaux, sous l’autorité du maire. La loi autoriserait notamment les agents à dresser des procès-verbaux d’amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour sanctionner diverses infractions (grands excès de vitesse, conduite sans permis ou sans assurance, consommation de stupéfiants, dégradation de biens, occupations et intrusions, vente à la sauvette, dépôt sauvage, etc.), de procéder à des dépistages d’alcoolémie/stupéfiants inopinés et d’expérimenter l’usage encadré de drones. Ces mesures s’accompagneraient de contrôles juridiques et déontologiques renforcés. 

Une difficulté ? Appelez la PM !

Si vous constatez une atteinte à la sécurité ou à la tranquillité publique à Courbevoie, n’hésitez pas à le signaler sans délai au


01 47 88 52 76
 

Les policiers municipaux sont d’autant plus efficaces qu’ils interviennent immédiatement.

La rénovation du poste de police, l’extension du CSU et le poste de police mobile ont reçu le soutien financier de la région Île-de-France, du département des Hauts-de-Seine, de la métropole du Grand Paris, de la préfecture des Hauts-de-Seine, du Sipperec et du Sigeif.

24 HEURES AVEC LA POLICE MUNICIPALE

Ce reportage a été réalisé les 7 et 9 septembre dernier, en compagnie de la brigade de jour, de la brigade de proximité et d’îlotage, de la brigade fourrière et de la brigade de nuit.  

8 h 00 : contrôle du respect des horaires d’un chantier boulevard de la Paix, à la suite de plaintes des habitants. 

8 h 03 : la brigade de jour entreprend sa tournée de sécurisation des abords des établissements scolaires (collèges Les Bruyères et Hautefeuille, écoles Logie, Watteau et Armand-Silvestre). L’occasion de repérer d’éventuels comportements suspects, de veiller à la fluidité de la circulation et de rappeler aux parents d’élèves les règles de stationnement. 

8 h 44 : sécurisation de la gare de Bécon-les- Bruyères (fiche mission du jour). $=

10 h 20 : la brigade de proximité et d’îlotage (BPI), circulant à pied et à vélo, patrouille au marché Villebois-Mareuil et dans les espaces verts des alentours. Le contact avec les commerçants, les gardiens de résidence et les riverains permet de collecter les doléances de la population et de tranquilliser les personnes vulnérables. 

14 h 21 : les deux agents de la brigade fourrière identifient, dans la rue d’Aboukir, deux véhicules en stationnement gênant et verbalisent leurs propriétaires. L’une des voitures, dont le conducteur ne s’est pas manifesté au cours de la procédure, est enlevée et transférée à la fourrière de Levallois. 

15 h 30 : le poste de police mobile stationne sur les bords de Seine. Les agents de la BPI se tiennent à la disposition des habitants pour répondre à leurs interrogations et recueillir leurs signalements. 

21 h : la brigade de nuit prend connaissance des instructions et s’apprête à partir en patrouille, ponctuée par les multiples réquisitions de la nuit (rixes, tapages, etc.). 

22 h 15 : contrôle des EDPM et de la vitesse dans la rue de Colombes. Plusieurs conducteurs de trottinette et de deux-roues sont verbalisés pour absence d’équipements obligatoires de sécurité (gants, casque, gilet réfléchissant, feux). Dans cet exercice, les agents font à la fois preuve de pédagogie et de fermeté à l’égard des usagers. 

22 h 41 : un conducteur est arrêté pour dissimulation de plaque d’immatriculation. Un test salivaire révèle qu’il est sous l’emprise du cannabis. Après un appel à l’OPJ, l’individu est conduit au commissariat de police nationale. 

23 h 31 : les équipages se déplacent dans le secteur Normandie, puis avenue Puvis-de-Chavannes, où des tapages sur la voie publique sont signalés. Les attroupements sont dispersés. 

00 h 45 : nouveau point de contrôle des EDPM et de la vitesse boulevard de Verdun. 

01 h 07 : un conducteur est arrêté sur le boulevard de Verdun pour avoir actionné ses feux de brouillard. Il s’avère que l’individu transporte illégalement des passagers payants. Il est conduit au commissariat et placé en garde à vue.

MÉDIATION ET PRÉVENTION DE LA DÉLINQUANCE

Dans le sillage de la création d’un conseil local de la sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) en 2009, la ville a investi d’importants moyens dans une direction ad hoc, chargée de la prévention socio-éducative, de la prévention situationnelle (médiation) et de la prévention de la récidive, en association avec ses nombreux partenaires (police municipale, CCAS, mission locale, éducateurs spécialisés, etc.). Dans ce cadre, elle repère, oriente et accompagne les jeunes en décrochage scolaire ou professionnel. 

La sensibilisation pour tous 

En amont, la direction organise des temps d’information auprès des publics sensibles, qu’il s’agisse de collégiens (en 5e et en 3e), de lycéens (les Olympiades) ou de seniors (Semaine bleue). Au programme : la sécurité routière, le bon usage des EDPM (trottinettes), les risques liés aux addictions (alcool, stupéfiants, protoxyde d’azote, etc.), la prévention des cambriolages et des vols à la fausse qualité. 

La médiation 

Reposant sur l’écoute, le dialogue, la confiance et une connaissance fine du territoire, elle se compose de quinze médiateurs et d’un chef d’équipe, sur le terrain du mardi au samedi, de 15 h à minuit. 

• Les sorties de collège : au début de leur service, les médiateurs se postent aux portes des établissements, afin de prévenir les incivilités, de détecter la présence d’individus suspects et de sensibiliser les jeunes aux dangers de la circulation routière. Nombreux sont les adolescents qui les saluent et échangent quelques mots avec eux. 

• Les déambulations pédestres et points fixes en soirée : selon une feuille de route établie en fonction des problèmes signalés par les habitants, les conseillers de quartier ou les bailleurs et des rapports quotidiens des équipes, les médiateurs se rendent ensuite dans différents sites de la ville. Leur rôle : réguler les tensions, faire cesser les occupations de halls d’immeuble, les attroupements, les tapages et incivilités récurrents, nuisant à la tranquillité du voisinage, mais aussi proposer aux jeunes des alternatives au désoeuvrement et à l’errance dans les rues de Courbevoie. Une hyperproximité à la fois dissuasive et rassurante pour les riverains, qui n’hésitent pas à s’adresser aux « vestes jaunes ».

• L’ouverture de structures sportives en nocturne : deux soirs par semaine et pendant les vacances scolaires, les jeunes ont la possibilité de pratiquer le futsal dans les gymnases des Renardières et Chaban-Delmas. Médiateurs, éducateurs et partenaires profitent de ces moments de convivialité pour les informer et les orienter, selon leurs difficultés et leurs attentes. Du reste, une quarantaine de matchs de championnat sont projetés sur écran géant chaque année. De quoi faire la fête sans perturber les résidents des quartiers. 

Les chantiers participatifs 

La direction de la prévention de la délinquance offre aux jeunes volontaires la possibilité de prendre part à des chantiers de remise en état du patrimoine des offices HLM ou de lieux publics en échange d’une participation au financement du permis de conduire ou du Bafa. Cette contribution à l’amélioration du cadre de vie a également le mérite d’enseigner la valeur du travail et l’exemplarité. Plus soigneux à l’égard des équipements collectifs, les jeunes sont aussi enclins à faire respecter leur travail à leurs pairs. 

Le suivi individualisé et les formations 

Approchés par les médiateurs lors de leurs tournées, les jeunes en échec scolaire ou en quête d’insertion professionnelle se voient proposer un accompagnement personnalisé, de la formulation de leur projet à sa concrétisation. Appuyées sur un réseau d’experts et de parrains bénévoles, les formations au savoir-être, préparation indispensable aux entretiens d’embauche, ou à la création d’entreprise remportent un franc succès. L’opportunité de trouver sa voie et de réussir, quels que soient les heurts de son parcours. 

Le dispositif Étape 

En partenariat avec l’Éducation nationale et les chefs d’établissement, la direction a mis en place un outil socio-éducatif destiné à prendre en charge les élèves exclus entre trois et cinq jours. Ainsi, au lieu d’être livrés à eux-mêmes et de perturber les sorties de classe, les collégiens et lycéens concernés bénéficient, avec l’accord des familles, de modules éducatifs, anticipant leur retour en classe, et citoyens (réflexion sur le sens de la sanction, présentation de métiers, initiation à la boxe éducative, rencontre d’associations, etc.). La démarche se double d’un suivi postaccueil et d’un soutien à la parentalité. 

Les rappels à l’ordre 

En vue de prévenir la récidive, les primodélinquants et leurs responsables légaux (pour les mineurs) sont systématiquement reçus par Jason Graindepice, adjoint au maire délégué à la sécurité, à la prévention de la délinquance et à la tranquillité publique, et des éducateurs dans le cadre d’une procédure de rappel à l’ordre (RAO). Les intéressés se voient notifier les risques pénaux qu’ils encourent, susceptibles de compromettre leur avenir. Depuis le début du mandat, 24 auteurs de faits délictueux ont fait l’objet de RAO. Les majeurs condamnés par la justice peuvent, en outre, effectuer des travaux d’intérêt général (Tig) auprès des services de la ville, alternative à l’emprisonnement.  

Si Courbevoie est l’une des villes les plus sûres de France, c’est parce qu’avec le maire, Jacques Kossowski, nous ne laissons rien au hasard. Notre politique de sécurité est complète, de la prévention à la répression. La tolérance zéro s’incarne, sur le terrain, grâce à l’engagement d’une centaine d’agents : policiers municipaux, opérateurs de vidéoprotection, agents de surveillance ou encore médiateurs. 


Jason Graindepice, adjoint au maire délégué à la sécurité, à la prévention de la délinquance

Avec le soutien financier de la préfecture des Hauts-de-Seine, du département des Hauts-de-Seine et de la caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine.

La prévention-médiation en chiffres

6 412 veilles sociales par les médiateurs (regroupements, tapages, etc.)

4 213 veilles techniques par les médiateurs (dysfonctionnements, dégradations, etc.)

120 chantiers participatifs 

150 participants en moyenne au futsal en nocturne 

Une centaine de jeunes exclus pris en charge

Données de l’année 2025

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