Inscriptions à la bombe sur un mur, des panneaux ou dans des escaliers, stickers collés sur les poteaux, les coffrets électriques ou les horodateurs, traces de peinture ou d’hydrocarbure après un dépôt d’encombrants, la mairie fait intervenir un prestataire toute l’année pour des opérations de dégraffitage dans les rues de Courbevoie. Explications.
De quoi parle-t-on ?
Les tags et graffitis relèvent plus souvent du vandalisme que de l’œuvre d’art. Le Code pénal les définit comme des inscriptions, des signes ou des dessins réalisés sans autorisation préalable sur des façades publiques ou privées, des véhicules ou le mobilier urbain. Ces dégradations constituent une infraction et exposent leurs auteurs à des sanctions (lire l'encadré en fin d'article).
Qui s’en occupe ?

Le service voirie de la ville missionne un agent de la société Sepur pour intervenir toute l’année à Courbevoie.
Sur signalement des administrés ou si l’agent repère lui-même un tag, il nettoie l’endroit avec un jet d’eau à haute pression ou repeint par-dessus si besoin. « Je connais bien la ville maintenant, explique Mohamed, depuis vingt-cinq ans dans le métier. Je sais quels endroits il faut surveiller comme les ponts ou les ascenseurs. »
Il faut également une certaine connaissance des matériaux de construction des bâtiments, du mobilier urbain et même des sols pour ne pas abîmer un crépi ou un revêtement en décapant. « L’intervention rapide est essentielle pour éviter l’apparition de nouveaux tags, les dégradations ayant tendance à se multiplier lorsqu’elles restent visibles longtemps », ajoute Thierry Charuau, le responsable de la régie voirie.
Qui peut demander l’enlèvement d’un graffiti ?
- Pour les façades privées, la ville n’intervient que sur signalement des propriétaires (habitants d’un pavillon, commerçants, gestionnaires d’établissements scolaires ou de bâtiments publics non communaux).
- Pour un immeuble, c’est le syndic de copropriété qui doit effectuer la demande. La suppression des tags situés dans une cour intérieure est du ressort de la copropriété.
Comment procéder ?
L’enlèvement des graffitis est gratuit, y compris sur un mur privé. Attention, la mairie n’agit que si les inscriptions sont visibles depuis la rue. Les demandes d’intervention doivent respecter plusieurs autres critères. Tout est précisé sur le site Internet de la ville. Après réception de la demande, l’opération de dégraffitage est programmée dans les meilleurs délais.
Pour accéder au formulaire de demande d'enlèvement de graffitis, cliquez ici.
Une amende de 3 750 €
Les auteurs de tags et graffitis causant un dommage léger (si la peinture est effaçable) sont passibles d’une amende de 3 750 € et d’une peine de travail d’intérêt général. En cas de dégradations plus importantes, la peine encourue est de 30 000 € d’amende et deux ans d’emprisonnement.
Photos : Yann Rossignol