« Avec le soutien financier de nos partenaires, nous allons poursuivre le projet de transformation de notre ville.»
Courbevoie, nous n’avons jamais eu peur de parler d’argent. En 2026, l’État continue à faire peser sur nous une pression financière de plus en plus difficile à tenir. Notre budget est pris en étau : d’une part, l’augmentation mécanique de nos dépenses (accroissement de la masse salariale à effectifs constants, augmentation des ponctions de l’État pour financer les collectivités plus fragiles, inflation, etc.) et, d’autre part, la stagnation de nos recettes (compensation de la fin de la taxe d’habitation non-indexée sur l’inflation depuis 2018, attribution de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée des entreprises non-indexée sur l’inflation depuis 2016, etc.).
Pour répondre à cette hausse de nos charges, nous n’avons que trois solutions possibles : 1) accroître notre recours à l’endettement, 2) augmenter les impôts locaux ou 3) assumer une dégradation du service public aux Courbevoisiens.
Augmenter la dette n’est pas une solution pérenne : c’est mettre en gage l’avenir, alors que nous traversons des temps incertains. Nous avons fait l’effort de la réduire de 10 % lors du précédent mandat et souhaitons maintenir cette gestion économe. Nous pourrions assumer de réduire le périmètre de nos services publics locaux : moins de places en crèche, moins d’accueil périscolaire, moins de services de santé et d’initiatives pour nos aînés, moins d’équipements sportifs et culturels, etc. Mais je ne vous ai jamais entendus le réclamer, ni quand je vous croise dans la rue, ni en réunion publique, ni même pendant la dernière campagne municipale.
Nous choisissons donc d’investir pour notre avenir. Avec le soutien financier des collectivités partenaires (métropole, département et région), nous allons poursuivre le projet de transformation de Charras en un nouveau cœur de ville, soutenir nos commerçants, étendre nos parcs, rénover nos rues, adapter notre éclairage et maintenir la qualité d’accueil de nos équipements de loisirs, de nos crèches et de nos écoles.
Pour cette raison, avec la majorité municipale, nous avons décidé d’augmenter modérément la taxe foncière et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires en 2026.
Cette hausse de 2,5 %, que le dossier de ce magazine détaille, n’empêche par Courbevoie de figurer parmi les villes les moins imposées des Hauts-de-Seine (5e sur 36).
Concrètement, pour un ménage propriétaire d’un appartement de 60 m², cette augmentation représente une hausse de 25 € à l’année, soit + 2,08 € par mois. Pour la ville, ce sont 1,5 million d’euros de recettes supplémentaires qui atténueront les 12 millions d’euros supplémentaires prélevés sur nos recettes depuis 2025 par l’État, à son propre bénéfice et à celui d’autres communes.
Parallèlement, avec mes collègues de l’Association des maires des Hauts-de-Seine, que je préside, nous dénoncerons l’hypocrisie de l’État qui, en nous asphyxiant financièrement, renvoie aux communes la responsabilité de l’augmentation des impôts.
Je resterai également attentif à vos attentes tout au long du mandat, car la qualité de notre service public n’a certes pas de prix, mais elle a un coût.
Ce coût est parfois visible quand on remarque dans Courbevoie les travaux et l’action efficace et discrète des agents de la ville. Le plus coûteux, c’est peut-être justement d’arriver à ce qu’on ne s’en aperçoive même plus.
Les pages qui suivent vous donnent un aperçu de cet invisible qui fait de Courbevoie la ville que nous aimons.
Jacques Kossowski, maire de Courbevoie

Crédit photo : Pascal Anziani