C’est un binôme que tous les parents d’enfants en maternelle connaissent bien : l’enseignant et l’Atsem. Mais quel est vraiment le rôle de ce deuxième adulte dans la classe ? Explications.

Un vrai repère pour les enfants

Quand un enfant en maternelle donne le nom de sa maîtresse, il cite aussi souvent celui de l’Atsem car, à cet âge, pas de distinction : dans la classe, il y a bien deux adultes qui s’occupent de lui. L’atsem - un acronyme qui signifie « agent territorial spécialisé des écoles maternelles » - est la personne qui épaule l'enseignant tout en veillant au bien-être des tout-petits : elle assure l’accueil des enfants avant le début de la classe ; elle les aide à s’habiller et à aller aux toilettes tout en veillant à leur apprendre l’autonomie ; elle est présente dans la cour de récréation, au moment du déjeuner à la cantine et lors de la sieste ; elle anime des ateliers et accompagne les sorties ; elle maintient la classe rangée et s’occupe de nettoyer les sanitaires et l’école en lien avec les agents d’entretien. C’est un soutien indispensable pour l’enseignant et, pour l’enfant, un repère tout au long de la journée.

À Courbevoie, disposer d’une Atsem dans chaque classe de petite section est une priorité. Chez les moyens, une agente est quasiment toujours rattachée à un enseignant et chez les grands, il peut y avoir une personne pour deux classes, qui tourne selon les activités prévues. Avec une Atsem par classe, la ville dépasse, et de loin, l’obligation règlementaire d’un agent par école. 

Un métier qui évolue

Pour exercer ce métier, un CAP petite enfance ou AEPE (accueil éducatif petite enfance) est nécessaire. Ces professionnelles qualifiées sont des agentes municipales qui travaillent au sein des écoles, de même que le personnel de la restauration et de l’entretien. À la fois intégrées à la collectivité et à l’Éducation nationale, elles obéissent par conséquent à une double autorité, hiérarchique et fonctionnelle.

La ville encourage toutes les agentes à suivre des formations : le langage ou la peur chez les jeunes enfants, l’objet transitionnel… De même que la société et l’école évoluent, le métier d’Atsem doit s’adapter en permanence. Ces dernières années, avec la réforme des rythmes scolaires de 2013, leurs missions éducatives ont été renforcées. Aujourd’hui, elles sont également de mieux en mieux formées pour accompagner des enfants porteurs de handicap.

Pour la première fois à Courbevoie, une journée pédagogique a réuni en octobre dernier l’ensemble des agentes de la ville pour des ateliers et des échanges sur leur métier (photo ci-contre). L’occasion pour la municipalité de souligner leur contribution indispensable à la réussite scolaire et au développement des enfants, dès leurs premières années d’apprentissage.

97 Atsem à Courbevoie 
réparties dans 23 établissements 
(18 écoles maternelles, 4 écoles primaires, 1 école européenne) 
auprès de 2 333 élèves de maternelle

Agnès, Atsem à l’école La Farandole

« Je suis Atsem depuis 23 ans et je travaille à La Farandole depuis 14 ans. Je suis dans la classe de petite section de la directrice de l’école, Virginie. J’accueille les enfants le matin et je les aide à se déshabiller, à enlever leurs chaussures. À midi, je les accompagne pour le déjeuner et m’assure qu’ils mangent un peu de tout. Tout au long de la journée, nous leur apprenons à être autonomes, c’est important à cet âge-là. Il faut savoir être patient et éduquer sans endosser le rôle de parent. Je m’occupe aussi des ateliers dirigés sur lesquels on réfléchit avec Virginie. Depuis toutes ces années, on se connaît parfaitement ; il y a une vraie complicité et une totale confiance. Mais chacune a son métier. Je ne suis pas la maîtresse, je dis aux enfants de m’appeler Agnès et ils comprennent bien. J’ai toujours voulu travailler avec des tout-petits et vraiment je ne pourrai pas changer de métier, j’adore ce que je fais ! »

Marine, Atsem à l’école Molière

« Je suis arrivée à la mairie de Courbevoie il y a 16 ans comme agente polyvalente et j’ai rejoint l’école Molière peu de temps après. J’avais un BEP carrières sanitaires et sociales et je souhaitais exercer dans les crèches mais, finalement, j’aime beaucoup travailler avec des enfants plus grands. J’assiste Véronique, la nouvelle directrice de l’école, dans sa classe de petite section. Nous apprenons à travailler ensemble. Chaque enseignante apporte de nouvelles activités, c’est toujours enrichissant. Chacune a son rôle : l’enseignante est responsable de la classe et nous, en tant qu’Atsem, nous sommes davantage dans l’accompagnement. Toute la journée, nous sommes avec les enfants : le matin, à la cantine, au dortoir et jusqu’à la fin de journée d’école, au moment du relais avec les animateurs du Val. Il faut savoir écouter les enfants et les comprendre. À chaque moment, il y a des choses à leur enseigner : l’autonomie, l’écoute, le partage. Cela demande de la patience, mais c’est très gratifiant de les voir s’épanouir et grandir. »

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